dimanche 29 juillet 2012

Guide des Folandes 4 : Les Dragons

Haaa, les dragons....
Thème mille fois rebattu et utilisé en Fantasy !

Le dragon ci-dessus doit avoir sa place dans les Folandes...
Beaucoup de lecteurs de la Ballade de Fronin semblent avoir apprécié mes dragons, en particulier le plus présent d'entre eux, ce cher Volfeu. Revenons donc sur ma vision des dragons et dévoilons quelques lignes de leur passé.

Un peu d'histoire


Donc, deux ou trois cents ans auparavant, les dragons vivaient principalement dans une île au sud-est de Verrou, à l'est des Folandes. Ils étaient vénérés par les drakken (un peuple d'hommes-dragons à sang froid, ce qui ne les empêchait pas d'avoir une civilisation fort avancée) qui veillaient à la réalisation de leurs moindres souhaits et les vénéraient tels des dieux. De temps en temps (cela était rare, car chaque dragon avait son fief établi et n'appréciait guère de devoir le partager avec son fils), une jolie jeune drakken douée du don s'offrait à eux, histoire de pouvoir préserver l'espèce. Tout allait bien...



... et les Verougues sont arrivés. Ils se sont pris une raclée (non sans éclaircir sérieusement les rangs des dragons, car un dragon n'apprécie que modérément de se prendre un trait de grosse baliste quelque part et non sans massacrer quelques milliers de drakkens) et sont repartis.
Ils ont compris que, sans les drakkens qui leur fournissaient nourriture et confort, les dragons ne pourraient survivre.
Comme ces chers Verougues sont très rancuniers, ils se sont contentés de fabriquer un virus bien mortel et l'ont expédié sur les terres des dragons. Ca n'a pas loupé, une grande partie des drakkens survivants sont morts en quelques mois. Mais hélas :
Le virus s'est trouvé si bien sûr ces terres qu'il est s'est communiqué à d'autres espèces de reptiles, les transformant en porteurs sains, à l'exception des dragons. Il s'est rapidement révélé aussi mortel pour les humains que pour les drakkens.
Cela s'est su sur Verrou et le scandale a été énorme : entre les quelques philosophes illuminés qui ont hurlé au génocide, aux militaires qui ont grommelé que ce n'est pas comme ça qu'on fait la guerre, aux sénateurs cupides qui ont fait remarquer aux initiateurs de ce projet "Et que va t'on faire d'une terre transformée en bouillon de culture ? Comment on gagne du fric avec ça si aucun bonhomme qui débarque sur ce foutu pays n'est capable de survivre plus de 3 mois (les tenues NBC n'étaient pas encore au point) ?". Bref, des têtes sont tombées, dans le sens le plus littéral du terme et, accessoirement, toutes les notes des alchimistes déments qui avaient concocté cette horreur ont brûlé (toutes ? Vraiment toutes ? La formule du vilain virus ne serait pas planquée quelque part et/ou entre de mauvaises mains ? Oh, si, sûrement !) et leurs labos avec. Et une gigantesque campagne de désinformation a été mise en branle pour que tout ça retombe dans l'oubli. Comme la conscience n'est pas la qualité première de nos amis les Verougues, tout cela a été promptement oublié. 
On commence à comprendre pourquoi les dragons n'aiment pas du tout les Verougues (et vice-versa, d'ailleurs).
Les dragons ont survécu. Et se sont retrouvés effectivement fort démunis . Plus personne pour les servir, élever de la viande sur pied pour les nourrir, leur construire de beaux châteaux, se faire engrosser. Donc, la plupart des dragons survivants sont partis sur Libreterre et là, comme ils ne sont pas stupides, ils ont très rapidement compris qu'il ne fallait pas essayer de faire des Libreterrans de gentils sujets obéissants.
Cela dit, même si cela les obligeait à vivre à la campagne (les Libreterrans n'ayant aucune connaissance pour leur construire des palais), à renoncer à leurs gros tas d'or (qui, sur Libreterre, n'ont qu'un intérêt décoratif), à aider les Libreterrans, particulièrement en leur servant de montures (c'est pour eux l'occasion de se promener) et de forces aériennes, ils pouvaient être tranquilles pour quelques siècles.
Lors de la guerre de libération, les dragons ont été impressionnés par la capacité de leurs nouveaux hôtes à se mobiliser face à leurs envahisseurs et c'est avec une certaine délectation qu'ils les ont aidés, trop heureux qu'ils étaient de griller quelques Verougues (et aussi conscients que si ces derniers gagnaient, ils n'auraient nul lieu où vivre tranquilles)
Il reste sur l'ancienne terre des Dragons, dans les hauteurs et dans quelques vallées préservées du vilain virus, quelques irréductibles. Ils n'ont pu se résoudre à abandonner leurs trésors. Ils crèvent un peu de faim et d'ennui. De temps en temps (tous les dix ou vingt ans) les dragons libreterrans leur rendent visite pendant quelques semaines. C'est le grand voyage et le but, en plus d'aller faire la bise aux cousins d'en face, est pédagogique : ça permet aux jeunes dragons de comprendre à quel point une vie sans les humains, c'est morne, triste et pas pratique.

Description

"Mes dragons" sont des êtres de logique pure. Ils ressentent joie et tristesse sans excès, apprécient la beauté de la nature (mais pas celle des humains) mais sont totalement étrangers à tout sentiment amoureux. L'amour les fascine et ils ne manqueront jamais de titiller un interlocuteur humain à ce sujet quand ils ont l'occasion.
Ils sont télépathes et lisent dans l'esprit de tous comme dans un livre ouvert. Seuls de puissants mages peuvent les empêcher de le faire, ils s'en rendent alors compte et n'aiment pas ça.
Leur sens de l'humour est assez caustique. Ils adorent exposer aux oreilles les secrets les plus honteux de leurs interlocuteurs pour les déstabiliser.
Néanmoins, ils respectent le courage, le savoir et la puissance, savent ménager les susceptibilités et n'humilieront jamais un individu s'ils n'en tirent pas un avantage quelconque.
Point amusant, il n'y a pas de dragons femelles. Ou, du moins, il n'y en a plus. Pour se reproduire, ils se métamorphosent en humains et aiment une dame. La dame doit être consentante et informée de toutes les conséquences du processus. La puissance (en termes magiques) du futur dragon est à la hauteur de la puissance de la mère et bien sûr du père. Si la dame n'est pas magicienne, le dragon ne pourra avoir accès qu'à des formes mineures de Magie. Petit détail ennuyeux, la dame perd la plus grande part de son pouvoir magique (mais non de sa connaissance, mais la connaissance de la Magie sans le don ne sert pas à grand-chose) et la longévité qui va avec. Il va sans dire que rares sont les magiciennes qui acceptent cette situation. En échange, le dragon protégera la mère de son petit jusqu'à la mort de cette dernière. Cette protection est très logique :
  1. Pour avoir la paix, les dragons doivent être puissants.
  2. Pour être puissants, il faut qu'ils soient de grands dragons-mages.
  3. Pour qu'ils soient de grands dragons-mages, il faut que la magicienne accepte d'abandonner pouvoirs et longévité exceptionnelle, il faut une grosse carotte.
  4. Cette grosse carotte s'appelle fidélité indéfectible et protection à vie.
  5. Si pas de respect de la grosse carotte, plus de magiciennes et les dragons seront obligés de s'abaisser à faire des bébés à des humaines ordinaires.
  6. Si bébés d'humaines ordinaires, dragons pas très puissants.
  7. Si dragons pas très puissants, difficile d'avoir la paix.
  8. CQFD.
Oh, il se trouve parfois quelques irréductibles romantiques pour prétendre que si le dragon s'échine à protéger la mère de ses fils, c'est parce qu'il éprouve envers elle une certaine forme d'affection, pour ne pas dire plus. Mais tout le monde sait que les romantiques racontent n'importe quoi !
Le bébé dragon est généralement un beau bébé paisible, à l'appétit impressionnant.Entre 8 et 14 mois, il commence à se métamorphoser en dragon et, au début du processus, est retiré à sa mère pour partir vivre avec les siens.
Comme le dit Volfeu, "Les jeunes dragons sont stupides et prétentieux". Ils ne sont en rien attachés à leur mère dans leurs jeunes années, au contraire de leur père.
Un dragon ne meurt pas de vieillesse. Son pouvoir et sa taille s'accroissent en permanence. Un dragon de trois siècles sera plus grand et probablement plus puissant qu'un gamin de cent ans et plus petit qu'un vénérable millénaire.
Les dragons ont un instinct de conservation très fort. Ils ne risqueront leur vie que si le jeu en vaut très largement la chandelle, y compris pour protéger les mères de leurs fils.
Face à leurs ennemis, ils agiront toujours avec logique, recherchant le plus grand avantage à tirer de leur actions. Ainsi, ils peuvent juger que laisser un adversaire lourdement handicapé, pour servir de leçon à tous ceux qui le croiseront, peut être plus efficace que de le tuer.
Tout ce qui précède concerne les dragons des montagnes, appelés aussi par les érudits dragons libreterrans. Il existe d'autres races de dragons, au comportement différent. Vous en saurez plus en lisant "Face aux démons", promis ! (Et ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus aujourd'hui...)

Pub : Je ne le dirais jamais assez, mais si vous avez envie de voir les dragons en situation, je ne peux que vous inciter à lire la Ballade de Fronin ou Face aux démons



1 commentaire:

Earane a dit…

Ahhhhhhhhhh les dragons ! Quel bonheur !