lundi 25 avril 2016

Fripon(ne)s RPG ou la liberté de jouer et pourquoi je n'arrive pas à fournir de scénarios pour ce jeu...

Hier soir, j'ai eu le plaisir de faire une des meilleures parties de Fripon(ne)s RPG depuis la création de ce jeu.

L'idée de départ était toute simple et fort classique : devoir libérer une jeune femme devenue magesclave d'un vil marchard. Cet affreux partageant son (immense et somptueux) hôtel particulier avec le maîtremage, il était hors de question pour un mage, fut-il Edrulain, de s'approcher de la maison pour délivrer la magicienne.

On justifie ainsi le fait qu'aucun des PJ présents ne pouvait être magicien,ce qui est toujours plus
simple dans une partie d'initiation.

J'avais fait le choix de proposer aux joueurs des joueurs des personnages partiellement pré-tirés, à savoir que les feuilles de personages étaient incomplètes (2 traits sur 4, 3 compétences sur 6, Aspect "En amour" laissé vide ...) et qu'il leur appartenait de les complèter au fur et à mesure de la partie...

Carte de Jérôme "Golgorosh" Mioso

L'affrontement frontal était impossible : le maîtremage était à lui seul suffisamment puissant pour vaincre les personnages et, de plus, un ancien guerrier verougue fort redoutable (le dénommé Dosto Yeskif, que certains des lecteurs de ce blog ont eu le (dé)plaisir de croiser) bossait aussi pour le marchand.

Chacun de ses affreux avait bien sûr une tare que connaissaient les joueurs plus ou moins tôt dans les parties : Pour le sorcier, une passion dévorante pour les antiquités elfiques, pour le guerrier, une fréquentation assidue de la maison de plaisir "les fleurs blanches" et, pour le marchand, le rêve de mettre dans son lit une jeune dame de la meilleure noblesse au caractère des plus affreux.

La préparation se résumait à cela : une scène d'introduction ("votre mission, si vous l'acceptez..."), la liste des quelques PNJ (tous avec une illustration, ce que les joueurs et moi apprécient, j'y reviendrais), de quelques atouts et failles et vogue la galère.

Aux joueurs, à grands coups de points FU et d'idées plus ou moins délirantes, de broder à partir une arnaque de haut niveau : cambriolage de la maison de la la vilaine marquise pour lui chiper les bijoux offerts par le marchand après s'y être introduit grâce à une homologue féminine d'Artemus Gordon, ...

Image trouvée sur le site http://www.writeups.org

... revente des dits bijoux à un receleur, copiner à grand renfort d'alcool avec un antiquaire (spécialisé en art elfique, ça va de soi) et achat d'une jolie pièce pour appâter le sorcier, un second cambriolage d'une affreuse mégère pour compléter la levée de fonds, piège tendu au guerrier Verougue avec la complicité des pensionnaires de la maison de plaisir séduites à coup de chanson sirupeuse et de violon larmoyant pour ne plus l'avoir dans les pattes, corruption du sorcier, libération de la belle infortunée... Le tour fut magistralement interprété et les zygomatiques mis à très rude épreuve.

Merci donc à Cécilia "Faïna Isayev", Aymeric "Berg Udilf", Léo "Aldis Leifsdattir" et Gwendal "Eva White"... Les enfants, on rejoue quand vous voulez !

Et pourquoi ne pas fournir ce scénario ?

Primo, le dit scénario fait ... une page A4 : une intrigue de départ et une petite liste de PNJ, avec plein de sous-entendus et de points non détaillés.

Secundo, le temps de préparation de ce scénario consiste essentiellement en la recherche de photos ou dessins pour illustrer chaque PJ et PNJ. Illustrations pour lesquelles je n'ai pas l'ombre du début des droits. M'autoriser à les montrer sur une tablette ou les imprimer sur une feuille de personnage pendant la partie est déjà en-soi limite, les inclure dans un scénario mis à disposition de chacun passe les bornes du respect du droit d'auteur.

Promis, dés que j'ai quelques sous, je recrute un illustrateur...